dimanche 18 septembre 2011

Tais toi et ne dis plus rien...

Tais toi ne dis plus rien
Dans tes yeux clairs
Il y a la mer
Qui se balance
Et les poissons
Qui dansent.

Dans tes cheveux
Bouclés
Des grands bateaux
Blancs
Qui font des hauts et des bas
Dans les vagues bleutées.

Ne bouge pas.
Ne dis rien.
Sous tes pas,
Il y a du sable,
Des grains dorés
Les larmes du soleil
Qui ont séchés sous tes pas.

Ne dis rien. Ne fais rien.
Je regarde ton visage,
Pâle, où la mer à posé
Dans son écume mousseuse
Un brin de perfection.

Ode a la pluie


La pluie doucement caresse les pavés,
Au loin, la foudre frappe le ciel,
Bordé de nuages noirs,
Fraîche, transparente, incessante,
Elle roule sur ma peau,
Coule sur mon front, s’imbibe dans mes cheveux,
Qui produisent des boucles en abondance,
Et me donne ce côté un peu farouche.

Elle danse, valse, court dans les rigoles,
Fait des bonds, et devis de sa trajectoire
Lorsque le vent se gonfle au travers.
Elle est belle, bruyante et silencieuse,
Parfumée, et réveille dans ma mémoire,
Le souvenir des grandes forêts amazoniennes.


Au delà..



Suspendu au-delà des montagnes, sur un vieux château de pierre,
Mes yeux glissent vers le sol, arboré, sublime,
Un lac immense, et plus loin, une falaise.

Les nuages passent, et trépassent au-delà,
Tout au bout du ciel, quand le soleil s’efface,
Quand il rougit et perd de son éclat.

Les étoiles, accrochées à des morceaux de filigrane,
Glissent dans l’obscurité, brillent, et palpitent,
Sur l’eau, leurs reflets oscillent.

La lune se prend d’un tourment,
Sa vie bascule,
Invisible, elle devient impératrice,
Opaque, et brune, Brûlante inspiratrice
D’un songe d’une nuit,
Quand les étoile sans bruit,
Défont ses pas sur elle…

Les yeux fermés

Quand tu passes un anneau sur mon doigt,
C’est mon cœur qui rougit sans oser y penser,
C’est ma chaire qui tremble sans oser espérer,
Et quand tu me parles d’enfants
C’est mon esprit qui rêve
D’un avenir sous les draps blancs
Les draps de notre lit,
Les draps de nos soupirs,
Les draps de nos baisers
De nos étreintes.

C’est mes lèvres qui ont envies de t’embrasser
Pour laisser une trace de l’amour qui m’embrase
De l’amour qui dépasse la conscience humaine,
Qui me laisse entrevoir une parcelle de bonheur
Sur cette terre ternie par les immeubles gris
Et l’odeur du goudron, et des cigarettes écrasées.

Sous mes paupières tu éclos,
Comme une fleur légère
Qui n’ose pas regarder le soleil
De travers.

Oui je n’ose pas ouvrir
Les rideaux de ce rêve
Que j’aimerais prolonger
Pour l’éternité.



Rêve



La mer referme ses vagues bleues sur mes pieds,
Mes pieds enfoncent sous les dunes de sables dorés.

Le vent délace mes cheveux, et gonfle les voiles de ma robe
Il me fait vaciller et sous mes pas, le sol se dérobe.

Je rêve, je rêve en fixant le ciel percé de rose,
J’efface dans mon cœur les ecchymoses.

En noyant mes blessures dans l’écume,
A travers les vapeurs de brume.



La mer

La mer avale mes yeux
Dans ses eaux troubles
Et mes pensées
Dans ses grandes vagues
Ses mèches bleutées.

La mer souffle des histoires
Sur le sable.
Elle fait rouler, vibrer
Ses vagues,
Gronde,
Et se dresse
Devant les marins.

La mer dévoile
Ses parfums
Son eau iodée
Ses reflets nacrés.

Elle danse,
Douce
Doucement
Comme le battement
D’un papillon.

La mer est belle,
Et insolente.
Elle me capture dans ses filets
D’un infini bleuté
D’un trop plein de rêves
Où mon cœur s’épanche de plaisirs
Sans fin.





Irlande



Les grands châteaux mystérieux
Nuages souples et vaporeux
Qui courent sur les landes désertées
Caressent les vallées.

Un rayon de soleil mordille les nuages
Se glisse parmi eux pour attiser le paysage
D’une lumière délicieusement divine
Embrasse la mer cristalline.

Les falaises, hautes, vertigineuses
Me rendent amoureuses
Ces eaux turquoise qui s’épanchent,
Ces vagues qui se déhanchent...

Sans oublier les murmures
Des fantômes derrière les murs
Des ombres et des monstres marins
Qui habitent chaque recoin.

A l'heure du thé



A l’heure du thé,
Mademoiselle Rose reçoit ses invités.
Elle sort sa plus jolie vaisselle
Moulée dans de la porcelaine
Peintes de courbes dorées,
Et de fleurs irisées.

A l’heure du thé,
Madame Louise prend des biscuits parfumés
Qu’elle trempe dans le thé bien macéré
Avant de les croquer
Du bout de ses lèvres amoureuses
Puis de s’en lécher les doigts, honteuse.

A l’heure du thé,
Léon invite Marie pour délecter
Ce jus délicieux aux teintes dorées,
Croisant de temps à autre, son regard pailleté
Comme une farandole d’astres dans un ciel étoilé.

A l’heure du thé,
Le voisin est invité,
Même la grincheuse du premier étage,
Et le gardien avec son chat sauvage,
Même la petite nouvelle timide et silencieuse
Et la jolie demoiselle à la fenêtre, rêveuse.

Car il est bien connu que le thé
Apaise les mœurs
Et nous apporte
Chaleur et amitié.









Le violon


Le violon tire ses cordes
Effleure ses partitions.
Le violon vole sur le ciel de la scène
Enchante les âmes,
Fait pleurer les corps.
Le violon vole
Un instant
Bref,
Un regard.
Le violon
Abandonne
Ses armes
Sur la scène.
Il s’incline
Sous les applaudissements
Le roi des larmes
Et des sentiments.
Le violon
Joue,
Caresse
Son archet,
Blesse notre cœur,
Et notre pensée.




Ocean Mood

Je respire les embruns
Des rêves marins
Je m’enivre des vagues
D’eau et de lumière,
Des étoiles et des cratères
Imaginaires.

Je m'oublis
Dans ce bleu
Incroyable et profond
Dans ce ciel sans nom
Cette pluie de glaçons
Qui frôle mon corps
Et ma chaire attendrie.

Sous les draps de l’océan
Je m’endors,
Dans un rêve de bulles,
Je m’apaise,
A jamais perdue
Loin de cette terre inconnue…