dimanche 18 septembre 2011

Les yeux fermés

Quand tu passes un anneau sur mon doigt,
C’est mon cœur qui rougit sans oser y penser,
C’est ma chaire qui tremble sans oser espérer,
Et quand tu me parles d’enfants
C’est mon esprit qui rêve
D’un avenir sous les draps blancs
Les draps de notre lit,
Les draps de nos soupirs,
Les draps de nos baisers
De nos étreintes.

C’est mes lèvres qui ont envies de t’embrasser
Pour laisser une trace de l’amour qui m’embrase
De l’amour qui dépasse la conscience humaine,
Qui me laisse entrevoir une parcelle de bonheur
Sur cette terre ternie par les immeubles gris
Et l’odeur du goudron, et des cigarettes écrasées.

Sous mes paupières tu éclos,
Comme une fleur légère
Qui n’ose pas regarder le soleil
De travers.

Oui je n’ose pas ouvrir
Les rideaux de ce rêve
Que j’aimerais prolonger
Pour l’éternité.



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